Published : 03/02/2026 - 5 minutes read
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Federal Service Platform : la colonne vertébrale de l’échange numérique de données au SPF BOSA
En Belgique, le SPF BOSA traite aujourd’hui 3 milliards de messages par an, un volume qui a été multiplié par dix en seulement cinq ans grâce à une solution adaptée aux besoins belges.
Trois milliards. C’est le nombre de messages transmis chaque année via la plateforme d’échange de données du gouvernement fédéral belge. Il y a cinq ans, ce volume était dix fois inférieur. Derrière cette croissance spectaculaire se cache une infrastructure peu connue du grand public, mais essentielle au fonctionnement quotidien des services publics : le Federal Service Platform (FSP).
« Le gouvernement fédéral vise à simplifier l’administration et à numériser ses services », résume Malik Weyns, gestionnaire de domaine au SPF BOSA (Service Public Fédéral Stratégie et Appui). Pour concrétiser cette ambition, le SPF a investi dans cette plateforme centrale qui permet aux organisations publiques de partager des données de manière fluide et sécurisée.
Concrètement, le FSP fonctionne comme un hub unique : les utilisateurs ne doivent se connecter qu’à un seul point d’accès pour obtenir toutes les informations auxquelles ils sont autorisés — qu’elles proviennent d’administrations fédérales, régionales ou locales. Prenons l’exemple d’un citoyen qui demande un acte de mariage via le guichet électronique de sa commune. Les informations sont automatiquement récupérées dans la base de données du ministère fédéral de la Justice via le FSP, sans action supplémentaire de l’utilisateur.
L’offre de données ne cesse de croître, notamment grâce à l’intégration récente des informations provenant des notaires. « Le nombre de messages échangés via notre plateforme a été multiplié par dix au cours des cinq dernières années », confirme Malik Weyns. « Cette augmentation significative a exercé une pression supplémentaire sur nos systèmes. Pourtant, grâce à notre préparation et aux améliorations constantes de la plateforme, il n’y a eu aucun incident majeur ni dégradation de la qualité. »
Le cloud n’est pas une fin en soi
Pour soutenir cette croissance, le SPF BOSA fait appel à Inetum, qui assure aujourd’hui l’ensemble du support technique de cette plateforme hautement sécurisée. « La sécurité et la confidentialité des données sont toujours prioritaires », souligne Stefan Smeets, Business Unit Lead chez Inetum. « Ensemble, nous construisons, étape par étape, une plateforme numérique stable et fiable pour l’échange de données. Pour de nombreuses organisations, le cloud est un choix logique, mais ce n’est pas une obligation : tout dépend de ce qui fonctionne le mieux dans le contexte. »
Alors que de nombreuses organisations adoptent une stratégie « cloud-first », le SPF BOSA a délibérément opté pour une approche hybride, où le FSP fonctionne majoritairement on-premises. Les plateformes numériques fonctionnent souvent mieux dans le cloud, mais ce n’est pas une exigence absolue. Ce choix pragmatique reflète une tendance plus large : les entreprises combinent de plus en plus différents types de cloud pour répondre à leurs besoins spécifiques — qu’il s’agisse de coûts, de scalabilité ou de souveraineté des données.
Les clouds publics tels que Microsoft Azure, la plateforme la plus utilisée en Belgique, offrent des avantages évidents en matière de flexibilité et de cybersécurité avancée. Mais le cloud n’est jamais une fin en soi. « C’est un bel exemple de la manière dont les organisations peuvent créer un système d’échange de données évolutif qui améliore la qualité de leurs services », conclut Stefan Smeets. La transformation numérique du gouvernement belge se poursuit, avec un objectif clair : permettre aux citoyens et aux entreprises de faire valoir leurs droits de manière proactive, sans démarches administratives inutiles.
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