Mais c’est dans le ciment entre toutes ces briques que la magie opère chez Arquus. Ce que Vincent Moro appelle le « triangle d'or » : PLM, ERP, MES. « Un ERP (logiciel de gestion intégré qui coordonne les ressources et la planification) est plutôt sur un rythme à l'heure ou à la journée. Un MES est à la minute voire en dessous », précise-t-il. Le PLM, quant à lui, assure la « continuité numérique » en documentant les éléments de conception.
Inetum intervient à différents niveaux : en AMOA sur le projet PLM, en intégrateur pour le MES et en assistance technique sur divers sujets. Ce qui ressort des quatre années de collaboration, c'est avant tout une relation basée sur la réactivité et la confiance. « Il y a une très bonne écoute de nos besoins et une bonne réactivité », témoigne Vincent Moro. Jean-Richard Venn, qui dirige la BU Industrie 4.0 chez Inetum, complète : « Notre mission sur ces sujets complexes, c’est de réagir vite et bien lorsque les difficultés sont à traiter. »
Cette collaboration se poursuivra « pour plusieurs années, avec un minimum de deux ans », assure Vincent Moro. Des projets autour de la réalité augmentée et virtuelle sont également à l'étude pour « aller encore plus loin dans l'efficacité et permettre à Arquus de relever ses défis », selon Jean-Richard Venn.
En attendant, Arquus profite déjà des bénéfices de cette transformation. Dans un secteur de la défense sous pression, où les tensions géopolitiques mondiales exigent des capacités de production rapidement adaptables, le passage du papier au numérique constitue bien plus qu'une simple modernisation — c'est un avantage stratégique crucial.