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De l’effet de mode de l’IA à la valeur business : une approche maîtrisée fondée sur la culture IA

Publié: 17/04/2026

Retail Estates investit dans la culture IA et la cyber résilience

L’intelligence artificielle semble aujourd’hui omniprésente. Des chatbots intelligents aux rapports automatisés, les possibilités sont nombreuses. Mais entre l’effet de mode et la réalité, une question essentielle se pose : comment déployer l’IA de manière réfléchie et en tirer une réelle valeur ajoutée, sans perdre le contrôle ?

Chez Retail Estates, la réponse n’a pas commencé par la technologie, mais par la connaissance. En lançant un programme de culture IA à l’échelle de l’organisation, l’entreprise a délibérément opté pour une approche progressive et maîtrisée.

Environnement logistique avec un poste informatique au premier plan et des rayonnages de cartons en arrière-plan, sur lequel est superposé le logo BD MEDIA, illustrant une activité professionnelle en contexte d’entreprise.

Retail Estates est une société immobilière réglementée cotée en bourse, qui possède plus de mille surfaces commerciales en Belgique et aux Pays-Bas. Dans le contexte de l’IA, l’entreprise fait face à un double défi. D’une part, elle souhaite exploiter les opportunités offertes par l’intelligence artificielle. D’autre part, en tant qu’entreprise cotée, elle doit veiller strictement au respect de la conformité et de la gouvernance.
« L’IA traverse aujourd’hui une phase d’engouement », explique Amit Eitan, Director of IT chez Retail Estates. « Tout le monde en parle, mais peu d’organisations l’utilisent de manière réellement réfléchie. Nous ne voulions pas simplement suivre la vague. Nous voulions comprendre ce que l’IA pouvait nous apporter, mais aussi les risques qu’elle comporte. »

 

De l’effet de mode à la réalité

Pour Amit Eitan, l’IA n’est pas une expérimentation isolée, mais une étape logique dans la maturité de l’organisation IT. Ces dernières années, il a construit avec son équipe une solide colonne vertébrale digitale, notamment grâce à des investissements dans l’ERP, le reporting et une infrastructure rationalisée. L’IA s’inscrit dans cette trajectoire globale, à condition d’être déployée de manière contrôlée.

« En tant qu’entreprise cotée, la conformité est cruciale pour nous. L’AI Act européen oblige les organisations à investir dans la culture IA et à mettre en place une gouvernance claire. Nous voulions éviter une prolifération incontrôlée d’outils en interne, sans politique ni supervision. »
Retail Estates a donc décidé, dans un premier temps, de n’autoriser que deux applications d’IA : Microsoft Copilot, intégré à l’environnement Microsoft 365 existant, et DeepL pour les traductions. L’utilisation d’autres solutions d’IA publiques est bloquée sur les équipements de l’entreprise.

 

Dans tous les départements

L’initiative en matière de culture IA ne s’adressait pas à un groupe restreint, mais à l’ensemble de l’organisation. Lors de deux sessions de formation d’une demi journée chacune, tous les collaborateurs — du management aux services de support — ont été formés, sous la supervision d’Inetum.

« Nous ne voulions pas d’un discours purement théorique », souligne Amit Eitan. « L’approche était très claire : qu’est ce que cela m’apporte concrètement ? Comment l’IA peut elle soutenir mon travail au quotidien ? »

Inetum a organisé différentes sessions d’information, adaptées à chaque département. Pour le service juridique, par exemple, l’accent a été mis sur l’analyse et la synthèse de documents volumineux. L’équipe finance a expérimenté l’analyse de données Excel et la génération de rapports. Le property team a exploré la manière dont l’IA peut affiner la connaissance du marché et combiner des données externes avec l’expertise interne. Des tâches telles que la rédaction de comptes rendus de réunion, la structuration de l’information ou l’édition de textes ont également été abordées.

La première session était axée sur la sensibilisation : qu’est ce que l’IA, que peut elle faire ou non, quels sont les risques, et que dit la réglementation ? La seconde, plus pratique, a permis aux collaborateurs de travailler eux mêmes sur des cas d’usage concrets.

« Les réactions ont été extrêmement positives », poursuit Amit Eitan. « Même les collègues initialement réticents ont rapidement perçu la valeur potentielle de l’IA. Cet enthousiasme est essentiel. »

Licences

Après une première découverte de la version standard de Copilot, la demande pour des fonctionnalités plus avancées s’est rapidement fait sentir. Retail Estates a mené une enquête interne afin d’identifier les collaborateurs intéressés par une licence Copilot Pro. L’entreprise a ensuite acquis 35 licences Copilot Pro.

« Nous suivons l’utilisation de près », précise Amit Eitan. « Pour l’instant, cela se fait uniquement de manière quantitative via des tableaux de bord, mais après quelques mois, nous procéderons également à une analyse qualitative, au moyen d’un questionnaire élaboré par l’équipe de formation d’Inetum. »

L’enquête portera sur la manière dont les collaborateurs utilisent Copilot Pro. « Augmente t il réellement leur productivité ? Ce n’est que lorsque nous aurons une vision claire de l’usage et de la valeur business générée que nous déciderons d’une éventuelle extension. Toujours en cohérence avec notre stratégie IA. »

Par ailleurs, Retail Estates mettra en place une formation avancée Copilot Pro sous forme de webinars, afin de renforcer encore les compétences et l’usage de l’outil.

Cette approche progressive s’inscrit dans une stratégie IA plus large, encore en cours de construction. À terme, l’entreprise souhaite explorer des applications d’IA d’entreprise plus avancées, par exemple via une intégration dans le système de gestion de contenu ou la plateforme ERP.

« Mais toujours sur base d’un proof of concept et d’une business case claire. L’IA doit créer de la valeur. Sinon, ce n’est qu’un effet de mode coûteux. »

Une vision plus large du travail et de la cybersécurité

Cette approche démontre que le parcours IA de Retail Estates n’est pas une initiative isolée, mais fait partie d’une stratégie globale de la digital workplace. Pour cet ensemble — incluant l’infrastructure IT, le support end user et le cloud — l’entreprise collabore depuis longtemps avec Inetum.

Retail Estates utilise notamment les Azure Platform Services (APS) d’Inetum pour la gestion automatisée de son environnement Azure, avec une attention particulière portée au contrôle des coûts, à la gouvernance et à la sécurité.

L’entreprise a également opté pour le Workplace as a Service, avec une gestion et une sécurisation centralisées des ordinateurs portables et des appareils mobiles via Microsoft Intune. En matière de sécurité, Retail Estates adopte une approche structurelle et proactive, avec un service de Managed Detection & Response basé sur CrowdStrike Falcon Complete comme plateforme de sécurité principale pour une détection et une réponse 24/7. La surveillance continue et les actions de remédiation rapides et ciblées permettent de neutraliser les menaces en quelques minutes, sans impact pour les utilisateurs finaux.

Retail Estates ancre ainsi la sécurité comme un levier de confiance numérique et d’innovation maîtrisée, et non comme un frein à ses activités et à sa croissance. Cette stratégie workplace structurée constitue aujourd’hui la base d’une intégration réfléchie de l’IA.

« Nous voyons clairement que Copilot devient un élément indispensable de la digital workplace moderne », conclut Amit Eitan. « Mais sans infrastructure stable, une gestion rigoureuse des appareils et un cadre de sécurité clair, cela ne fonctionne pas. L’IA doit s’inscrire dans une vision d’ensemble. »

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